Festival international de la poésie 2019
Le grand prix Québecor

Festival international de la poésie 2019 <br>Le grand prix Québecor
24 septembre 2019

LE GRAND PRIX QUÉBECOR DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE 2019 EST REMIS À MONIQUE DELAND POUR LE RECUEIL « J’IGNORE COMBIEN J’AI D’ENFANTS » PUBLIÉ AUX ÉDITIONS DU NOROÎT

C’est ce matin, lors de la conférence de presse du lancement de la programmation du 35e Festival international de la poésie, que la poète montréalaise Monique Deland recevait son prix de 15 000 $. Cette bourse est offerte conjointement par Québecor et le Festival international de la poésie. En plus de son prix, la lauréate est invitée à participer aux dix jours du Festival, une valeur de près de 3 000 $.

« Le Festival international de la Poésie de Trois-Rivières est devenu une célébration incontournable de notre langue et de ceux et celles qui l’animent par la poésie. Nous partageons avec les organisateurs de l’événement cette volonté de reconnaître les créateurs de talent et de faire découvrir au public des oeuvres remarquables qui font rayonner notre langue. Cette année, nous sommes heureux de souligner le caractère d’exception du plus récent ouvrage poétique de Monique Deland, publié aux Éditions du Noroît », a affirmé Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor.

« Je suis à la fois ému et fier de voir le Grand prix de cette 35e édition du Festival international de la poésie remis à Monique Deland. Elle aborde avec intelligence et sensibilité des thèmes comme le temps, la matière, les souvenirs de famille dont les membres disparus sont justement maintenus en vie par ses poèmes. La pertinence et la force de sa prose comme de ses vers sont appuyés par un style nuancé et concis célébrant ainsi la vie et l’amour par-delà la mort. J’ai hâte de faire découvrir ce merveilleux talent à nos nombreux festivaliers », a déclaré Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Avec J’ignore combien j’ai d’enfants, Monique Deland nous donne à lire un recueil étonnant, puissant, bien ficelé mais sans compromis. Elle y explore la thématique de la maternité de façon neuve, originale, dans un lyrisme qui tient pourtant à distance l’émotion pure, cherche la compréhension. Ce livre à l’architecture savamment pensée montre une grande maîtrise autant dans les poèmes en prose que dans ceux en vers, où la concision donne une justesse d’expression. Loin des effets faciles et du tape-à-l’oeil, cette écriture tout en nuances témoigne d’une grande beauté. J’ignore combien j’ai d’enfants est un livre profond, nécessaire, un livre d’amour et de courage qui, malgré la douleur, arrive à « faire la preuve / terrestre / que nous / ne sommes pas / défaits ». C’est une vaste oeuvre remplie d’appels entre mère et jumelle, entre vie et mémoire. C’est une danse croisée où la gravité et l’amour rayonnent, où « rien ne disparait », où « écrire est un acte d’avenir ». Ce recueil est à habiter.

Le jury tient à souligner également le haut niveau des 2 recueils suivants :

Dans Misère et dialogue des bêtes, publié chez Poètes de brousse, Jean-Marc Desgent poursuit son parcours poétique tout en apportant des motifs inédits. Il veut en effet « réapprendre à marcher » (p.47), cette fois dans la forêt, là où l’attendent une nature sauvage, faune et flore qui ouvrent le poète à son étrangeté en lui faisant découvrir une intériorité nouvelle de la langue. Ce très beau livre nous incite à prendre conscience de ce qu’on a abandonné derrière soi, « l’enfant fixe debout noir dans les arbres » (p.8). Il ne cesse de nous prendre aux tripes avec ses images à la fois mémorables et prophétiques, sa quête de vision dégagée dans un univers multipliant images, mots, sonorités. Ça coule, ça vibre, ça s’accélère.

Le recueil L’herbe pousse et les dieux meurent vite de François Charron, paru aux Herbes rouges, fait s’interpénétrer le présent et le passé, l’anecdote et la réflexion métaphysique, le minuscule et le grandiose avec un doigté remarquable. Ces poèmes qui semblent de prime abord hybrides sont fort habilement construits. Ils déploient un univers qui nous propose une écriture de la présence au monde, d’une conversation réelle avec son monde tout en témoignant d’une maturité allant de pair avec une humilité assumée.

Le jury responsable de l’attribution du Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie 2019 (FIP) était composé des poètes Anne Peyrouse, Stéphane Despatie et de Louise Dupré, présidente et remis unanimement à la gagnante.

Rappelons que ce prix a été créé en 1984 pour rendre hommage à l’oeuvre de Gatien Lapointe. Il est accordé à un(e) poète pour un manuscrit inédit ou un livre de poésie publié au cours des 12 mois qui précèdent le 31 mars de l’année en cours.

Présenté par Québecor, le Festival international de la poésie est rendu possible grâce à la participation du ministère de la Culture et des Communications; de Tourisme Québec; du ministère du Patrimoine canadien; du Conseil des arts et des lettres du Québec; du Conseil des arts du Canada; de l’Organisation internationale de la francophonie et de la Ville de Trois-Rivières.

Consultez fiptr.com pour plus de renseignements sur la 35e édition du Festival.

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